2 mars 2013

Suite a un problèmes technique du site , les articles ont été publiés du moins récent au plus récent . Sur ceux , nous vous demandons de bien vouloir aller aux Messages plus anciens , pour voir les début de notre exposé.

15 février 2013


Définition :


Diffamation : Fait de porter atteinte à l'honneur, à la réputation, à la considération de quelqu'un ou d'une collectivité.
Impertinence : manière d’agir qui révèle de l’arrogance.
Déontologie : ensemble des règles et des devoirs pour les salariés d’une entreprise.
Altérer : Modifier en mal, provoquer un changement, une détérioration de l'état ou de la valeur de quelque chose.
Calomnie : Accusation mensongère portant atteinte à l'honneur de quelqu'un.
Mœurs : Habitudes sociales ou individuelles
Présomption : Jugement fondé sur des suppositions. Synonyme hypothèse
Ingérence : Action de s'ingérer dans les affaires d’autruit ;
S’ingérer : S'introduire indûment dans quelque chose, intervenir sans invitation 
Valeur universelle : Idéologie fondée sur ce qui est bien et mal, partagée par tous
Bordereau : Relevé détaillé d'articles, de documents d'un dossier, d'un compte
Anthropométrie : Méthode pour identifier les criminels d'après leurs particularités physiques (notamment par les empreintes digitales).
Cour de Cassation : Cours qui représente la plus haute juridiction de France. Elle a pour principale mission de revoir les décisions qui ont été prises par les tribunaux et les cours d'appels.
Nationalisme : doctrine considérant que l'intérêt national passe avant celui des particuliers qui composent la nation.
Collusion : entente secrète au détriment d’une tiers.




Antisémite : Hostile aux juifs.
Opprime : Imposer une autorité excessive et violente à une personne, un peuple.
Dogmatique : Qui exprime des opinions de façon catégorique.
Lucidité : Caractère d'une personne lucide.
Lucide : Clairvoyant.
Veulerie : Fait d'être veule, faible.
Cardinal : Qui est capital.
Satirique : Relatif à la satire.
Satire : Discours écrit ou oral qui se moque de quelque chose, souvent de façon ironique .
Pornographie : Représentation de choses obscènes
Charia : Loi canonique de l'Islam, régissant la vie religieuse, politique et sociale de certains États musulmans.
Prophète : Personne qui parle au nom de Dieu, chez les Hébreux.
Hébreu : Qui a trait au peuple juif.
Caricature : Représentation grotesque, en dessin, en peinture, etc., obtenue par l'exagération et la déformation des traits caractéristiques du visage ou des proportions du corps, dans une intention satirique.
Imitation grotesque.
Intégriste : relatif à l’intégrisme.
Intégrisme : Refus de toute évolution, particulièrement de la religion, au nom du respect de la tradition


10 février 2013

Conclusion


 Au terme de nos recherches, nous avons pu voir que la censure est un sujet complexe même si en France le terme n'existe plus, la censure est toujours présentes de différentes façons.
La liberté d'expression est un droit fondamental, que tout individu possède, ce droit devrait pouvoir lui permettre de s'exprimer et de donner son avis, mais dans plusieurs cas, la censure le lui en empêche. Même quand un individu veut défendre une cause qui lui semble juste, combattre une injustice causée par des personnes ayant une grande influence, il y a toujours des répercussions causés par les propos tenus par cette personne. Le fait d'accuser pleinement des personnes et de les nommer publiquement dans un journal peut entraîner de lourdes conséquences, c'est notamment en parti ce qui a coûté à Zola un procès pour diffamation. Au fil du temps les choses ne se sont pas vraiment arrangées à ce niveau là, la liberté d'expression s'est vu de plus en plus réduites durant les guerres. A ces périodes là, le rôle de la presse était totalement différent que celui d'aujourd'hui, son but était notamment de cacher l'horreur de la guerre, la vérité, et servait de propagande. Tout les articles n'ayant pas été approuvé par l'Etat, et qui ne servait donc pas de propagande, se voyait censuré. C'est principalement le cas de l'article « les quatre commandants » rédigé par Albert Camus pendant la guerre de 1939-1945, où son but était d'inciter les journalistes à s'exprimer librement et de ne pas capituler sous les pressions de l'Etat. Depuis la création du journal Hara-Kiri, la question du rôle de la presse est de plus en plus remise en question. Ses provocations due aux caricatures et aux images choquantes ont fait beaucoup polémiques jusqu'à sa fermeture, mais les dirigeants ne se sont pas arrêtés là, et ont revendiqué leur droit de s'exprimer librement, et ont par la suite crée le journal « Charlie Hebdo ». Cet hebdomadaire joue beaucoup sur la provocation qui peut dans certain cas passer innaperçu mais qui à certaine periode peut faire de grand scandal. Notamment dans les périodes où les questions de religion sont à l'actualité. Ce qui joue à son avantage est que « Charlie Hebdo » est un hebdomadaire à but non lucratif qui publie ce qu'il pense et ce qu'il veut aux périodes qu'il désir.Il ne capitule pas devant les menaces de l'état ainsi que celles faites par d'autres personnes à leur égard. Quand on aborde le sujet de la liberté de la presse, les avis sont partagés, mais pour notre part, l'être humain devrait pouvoir dire ce qu'il pense, quand il le pense, mais la liberté de la presse a aussi ses limites et la censure en est une. Dans certains cas, son rôle peut être justifié, comme censurer des images provocantes qui pourraient choquer des enfants ou encore des personnes étant très croyantes, mais dans d'autres cas, quand son but est de protéger les personnes hauts gradés, son rôle n'est pas vraiment valable car dans ce cas précis la société est divisée en plusieurs parties. Cette division a pour conséquence d'entraîner de lourds conflits entre les différentes classes socio-économique et fait paraître comme message le fait qu'il faut disposer de grands moyens pour décider des sujets qu'il faut censurer.

III . Caricature de Mahomet de Charlie Hebdo




Caricature d'Anouar El-Sadate
Charlie Hebdo est un hebdomadaire satirique français de gauche , qui pratique de temps à autre le journalisme d'investigation en publiant des reportages à l’étranger ou sur des domaines comme les sectes , l’extrême droite, la politique , la culture et sur les différentes religions dont le catholicisme , l'islamisme et le judaïsme. Charlie Hebdo est un journal connu pour sa provocation.
L’apparition de ce journal est dû a la censure du journal « Hara-kiri » qui a été censuré le 16 Novembre 1970 suite a sa couverture traitant la mort du générale de Gaulle (« Bal tragique à Colombey : 1 mort » ) ainsi que l’incendie du dancing , à Saint-Laurent-Du-Pont en Isère où 146 personnes moururent. Le ministre de l’Intérieur de l’époque Raymond Marcellin , fait donc interdire le journal, officiellement censuré pour pornographie. Une semaine plus tard est lancé Charlie Hebdo , le prénom Charlie dans le titre serait une référence à Charles de Gaulle. Le journal tire alors un parti comique de la situation :« Comme l’avait signalé notre malheureux confrère L’hebdo Hara-Kiri, dont nous déplorons la disparition » , « L’Hebdo Hara-Kiri est mort. Lisez Charlie Hebdo le journal qui profite du malheur des autres ».L’humour de Charlie Hebdo ne sera pas du goût de tout le monde. Suite a la visite du président égyptien Anouar El-Sadate à Tel-Aviv pour négocier un accord de paix permanent , Charlie Hebdo caricature cette rencontre qui par la suite lui vaudra un procès par une organisation antiraciste. En 1981 suite a l'arrivée au pouvoir de la gauche, Charlie Hebdo en 1982 cesse son activité pour cause d’irrégularité des ventes , le journal n'avait pas de revenus publicitaires, mais surtout pas assez d'abonnés. En 1992 il reparaît sous la direction de Philippe Val . Aujourd'hui , Charlie Hebdo connaît quelques difficultés suite au scandale des caricatures de Mahomet .

    Les caricatures de Mahomet :

Dans son numéro du 19 septembre 2011 ( N 1057) , Charlie Hebdo publie de nouvelles caricatures de Mahomet en le représentant de façon encore plus provocante que celles du du 8 Février 2006 et 2 Novembre 2011.

Les caricatures du 8 Février 2006 : 

Suite à la publication , le 30 Septembre 2005 , des caricatures de Mahomet (la tête du prophète est surmontée d'un turban en forme de bombe et Mahomet se lamente en déclarant : "C’est dur d’être aimé par des cons". ) dans le quotidien danois Jyllands-Posten ; des ambassades ont été prises d'assaut, des produits danois boycottés. D'après, les spécialistes trois cent manifestations ont eu lieu dans une vingtaine de pays, ainsi que des morts au Nigeria, en Libye et en Turquie, où une église a été incendiée. Les têtes des caricaturistes sont mises à prix, 100 000 dollars par Al-Qaïda et un million de dollars de la part d'un dignitaire musulman pakistanais. Plusieurs attentats terroristes visant les satiristes sont déjoués. Par solidarité, 150 journaux dans une soixantaine de pays reproduisent les caricatures dont Charlie Hebdo qui décide de publier les caricatures dans son édition du 8 février 2006. L'Union des organisations islamiques de France, la grande mosquée de Paris et la Ligue islamique mondiale (LIM) portent donc plainte en s' appuient sur l'article R. 624-4 : « L'injure non publique commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe. », un délit passible d'une peine maximale de six mois d'emprisonnement et de 22 500 euros d'amende.




Les caricatures du 2 Novembre 2011:


Ce numéro est conçu en réaction de la victoire du parti islamiste Ennahda aux élections tunisiennes du 23 octobre 2011 , et à l'adoption annoncée de la charia en Libye. Le prophète est même désigné rédacteur en chef de ce numéro spécial. Le titre "100 coups de fouets si vous n’êtes pas morts de rire"’ en une , représente un Mahomet farceur qui vient "fêter la victoire" du parti islamiste Ennahda en Tunisie . Dans le journal, on trouve un "édito de Mahomet" intitulé "L'apéro Halal", une double page de dessins pour expliquer "la charia molle" ou encore un supplément "Charia Madame". En dernière page : "les couvertures auxquelles vous avez échappé", un dessin représente Mahomet avec un nez rouge de clown et cette phrase: "Oui, l'islam est compatible avec l'humour" . Ce numéro imprimé à 160.000 exemplaires, soit 20.000 de plus que d’habitude, a nécessité deux réimpressions pour atteindre 400.000 exemplaires vendus. Cet exemplaire a connu un succès car il traite d'un sujet sensible qui a déjà valût à Charie Hebdo plusieurs plaintes .



Page d’accueil du site Charlie Hebdo pirater par Akincilar















Suite a ce numéro Charlie Hebdo a reçu plusieurs menaces de morts , de plus leur site internet (http://www.charliehebdo.fr/) à été piraté . La société Bluevision, qui gère l'hébergement de se site a donc décider de mettre le site hors service. Le piratage du site de l'hebdomadaire, dont la rédaction a aussi été incendiée à Paris, a été revendiqué par un groupe de hackers turcs , Akincilar.                   



         
Locaux de Charlie Hebdo incendié


La page Facebook de Charlie Hebdo à été fermée aux commentaires extérieurs , celle-ci a en effet été envahie par des milliers de commentaires, parfois extrêmes , de musulmans se disant indignés par la une du journal représentant Mahomet, rebaptisé "Charia hebdo".Certains des commentaires se sont ouvertement réjoui de l'incendie qui a touché l'hebdomadaire, et il y a même eu des menaces de mort. Les locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo ont été incendiés dans la nuit du mardi premier au mercredi 2 novembre 2011. L'incendie, s'est déclenché aux alentours de 01h du matin au 62 boulevard Davout (XXe arrondissement), n'a fait aucun blessé.







Charb, directeur de la publication de Charlie Hebdo, montre l'exemplaire du 2 novembre devant les locaux, à Paris (AFP PHOTO / ALEXANDER KLEIN)


Suite a cette incendie dont l’hebdomadaire Charlie Hebdo a été victime le CFCM (Le Conseil Français du Culte Musulman ) à écrit un communiqué (http://www.lecfcm.fr/?p=2830) :

« Le Conseil Français du Culte Musulman condamne avec la plus grande fermeté l’incendie qui a visé, dans la nuit de mardi à mercredi, l’hebdomadaire Charlie Hebdo qui s’est rebaptisé dans sa dernière édition « Charia Hebdo ».
Conscient de la place qu’occupe le Sacré dans les cœurs des musulmans, le CFCM déplore vivement le ton très caricatural du journal à l’égard de l’islam et de son prophète mais réaffirme avec force son opposition totale à tout acte et à toute forme de violence.
Le CFCM, profondément attaché à la liberté d’expression, a toujours prôné un dialogue paisible et respectueux de la diversité des opinions pour combattre l’ignorance, les préjugés et les amalgames dont l’islam et les Musulmans font l’objet.
Fait à Paris le 2 novembre 2011
Mohammed MOUSSAOUI
Président du CFCM »

  • Vidéo sur l’affaire des caricatures






Les caricatures du 19 Septembre 2012 :



Après une semaine de tensions suite au film «L’innocence des musulmans» qui a fait scandale , l’hebdomadaire Charlie Hebdo publie le mercredi 19 Septembre 2012 des dessins satiriques représentant le prophète Mahomet dans des positions osées. Charlie Hebdo à reçu deux plaintes : une pour « provocation à la haine » qui a été déposée par l'Association Syrienne pour la liberté et l'autre pour « diffamation»et « injure publique » par l’Association des Musulmans de Meaux et de sa région.
















  1.                                                Analyse des caricatures :


  • Cette caricature fait référence au film de Godard « Le Mépris » . Mahomet est donc comparé à Brigitte Bardot . La réplique « Et mes fesses ? Tu les aimes , mes fesses ? » est une réplique très connue de Brigitte Bardot . Dans cette caricature , le prophète Mahomet est dans une position inappropriée et dénudée ce qui insiste sur le caractère pornographique de cette caricature .






  • Dans cette deuxième caricature les auteurs de celle-ci sous entendent que le film sur Mahomet était intelligent contrairement à leurs réactions absurdes et violentes. Le caractère violent est renforcé par le port de l'arme du personnage musulman .





  • Dans cette troisième caricature , le dessin dénonce le fait qu'il se passe des choses plus graves et plus choquantes dans leurs pays qu’un court métrage critiquant Mahomet . Cette caricature fait référence à la Charia , une loi musulmane stricte et très violente basée sur le Coran.


  • Dans cette caricature , le prophète est représenté dénudé dans la position de la prière avec une étoile aux fesses . L'étoile fait référence au film sur les musulman . C'est aussi une caricature à caractère pornographique.

  • Cette caricature montre des islamistes tenant des bougies dans leurs mains . On peut observer une cicatrice sur le front qui signifie qu'on leur a enlevé leur cerveaux et que donc leur seul moyen de critique s'exprime par la violence , c'est à dire de mettre le feu . Cela fait référence aux camps islamistes , où l'ont fait aux jeunes musulmans du bourrage de crâne .





  • Dans cette autre caricature , il est sous entendu que les islamistes pensent que toutes représentation sont insultantes envers Mahomet même si elles n'ont aucun rapport avec le prophète , comme par exemple dans se dessin un islamistes qualifie un personnage de dessin animés comme un caricature offensantes envers Mahomet .

  • Cette caricature fait référence aux scandales de Kate Middleton . La femme du prophète est associée à la princesse d'Angleterre qui a été prise en photo sur la plage les seins dénudés. Cette caricature qui montre la femme du prophète dénudée est contradictoire avec les lois de leur religion qui exige le port de la « Burqa » chez les femmes .

  • Cette dernière caricature , met en relief le conflit israélo-palestinien . Dans ce dessin un musulman se déclare juif alors qu'il porte le turban musulman .










Toutes ces caricatures sont offensantes envers le prophète Mahomet car premièrement dans la religion musulmane il est interdit de le représenter . De plus , toutes ces caricatures salissent l'honneur de Mahomet .
Les trois grandes religions monothéistes (l’islam, le judaïsme et le christianisme) ont en commun l’acceptation d’un seul Dieu et l’interdiction de le représenter. Cependant Charlie Hebdo n'hésite pas à les représenter de façon caricaturale : ce n'est donc pas que sur le Prophète et la religion musulmane que Charlie Hebdo s'en prend mais sur toutes les autres religions et autres dieux , par conséquent leur réaction est démesurée .



























Les avis sont partagés :


1 .Certaines personnes sont pour :



  • Pour défendre Charlie Hebdo le directeur de publication s'exprimant en disant :
«Il y a de la provocation comme toutes les semaines, pas plus avec l'islam qu'avec d'autres sujets», «Je vis sous la loi française, pas sous la loi coranique» puis il a ajouté :«On peut caricaturer tout le monde en France. Je peux caricaturer Mahomet comme je peux caricaturer Marx»"

  • Le coprésident du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a défendu sur « Europe 1 » le «droit de caricaturer», mais aussi celui de «manifester» à condition que cela se fasse «dans le respect de la loi». «Beaucoup de musulmans considèrent que Dieu ne se soucie pas de ce qu'il y a dans Charlie Hebdo. Il n'en a cure. Et d'autres pensent que si», a dit Jean-Luc Mélenchon. Ces derniers «ont le droit de faire connaître leur point de vue et de manifester leur mécontentement, du moment que tout le monde pratique son droit, le droit de moquerie, le droit de caricaturer et le droit de manifester (...) dans le respect de la loi», a-t-il ajouté. Les dessinateurs de Charlie Hebdo «se sont toujours moqués de tout, de tout le monde, sans aucune précaution... Ils sont dans leur droit, nous sommes un pays de liberté», a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.
  • Lors de la cérémonie annuelle d'hommage aux victimes du terrorisme, le chef de l'Etat a évoqué à demi-mot les nouvelles menaces nées des polémiques engendrées par le film américain islamophobe ou la publication de caricatures de Mahomet . Il a rejeté néanmoins «la tentation de céder à tous les chantages, à toutes les pressions, à toutes les menaces», affirmant que «la liberté, la laïcité, la dignité ne se négocient pas et ne se négocieront jamais».
  • Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls affirme que la liberté d'expression, dont la caricature, est «un droit fondamental» encadré par la loi. Il appelle chacun «à faire preuve de responsabilité» et souligne qu'aucune manifestation troublant l'ordre public «ne sera tolérée», dans une déclaration à la presse à l'issue d'une rencontre avec les représentants du culte musulman.Le ministre, qui a reçu les responsables du culte musulman, a refusé toute remise en cause du «droit d'expression, celui de l'information, de l'opinion, de la caricature dans le cadre évidemment de la loi», expliquant que «les tribunaux sont là pour être saisis par ceux qui se considéreraient comme attaqués, offensés.» Il poursuit: «Toute manifestation qui vise à troubler l'ordre public, à provoquer, à attiser les esprits, à semer la haine, ne sera pas autorisée, sera interdite et j'ai donné consigne à l'ensemble des préfets pour que ces interdictions se traduisent concrètement.»
  • Le recteur de la Grande mosquée de Paris (GMP) Dalil Boubakeur annonce un «message» de calme dans les mosquées par la lecture d'un message dans toutes les mosquées» contrôlées par son organisation, lors de la grande prière de vendredi.
  • Le président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), Jean-Louis Borloo, à apporter son soutien à l'hebdomadaire satirique. «Evidemment, la liberté d'expression doit être soutenue, même si par ailleurs ce sont des sujets qui peuvent blesser, qui sont difficiles, qui sont délicats», a déclaré sur i>Télé . «En tout état de cause, il faut soutenir la liberté d'expression, il n'y a pas de doute» et «c'est à ceux qui s'expriment d'apprécier», a-t-il ajouté.


  1. Certaines personne sont contre :


    Sondage fait par le journal Le Parisien


  • Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, «désapprouv(ait)» les caricatures."
  • Le parti islamiste au pouvoir en Tunisie a souligné que les musulmans avaient «le droit de protester» pacifiquement après la publication en France de caricatures du prophète Mahomet qui a amené l'ambassade française à fermer ses écoles à travers le pays. «Ennahda condamne vivement cette nouvelle attaque contre la personne du Prophète», a indiqué le parti dans un communiqué signé de son chef, Rached Ghannouchi. Il a jugé que les attaques répétées contre Mahomet visaient à «détourner le Printemps arabe de son chemin et à le pousser vers un conflit avec l'Occident», «un piège» dans lequel il ne faut «pas tomber»
  • Le ministre marocain du Tourisme, Lahcen Haddad, a jugé «inutiles» et «assez mesquines» les caricatures du prophète Mahomet publiées par Charlie Hebdo, tout en disant être très attaché à «la liberté d'expression.» Lahcen Haddad estime que «ces caricatures sont assez mesquines. Mais il faut les ignorer, traiter cela par l'indifférence. Le débat ne doit pas être mené par un producteur de film ou un caricaturiste.»

  • Rama Yade (UDI), ancienne ministre, sur iTélé : «c'est la Une de trop. On sent que ça a été fait dans un objectif de provocation, dans un contexte particulièrement dur dans le monde aujourd'hui, avec ces manifestations musulmanes un peu partout dans le monde. Charlie Hebdo n'a pas besoin de ça pour être apprécié et pour incarner la liberté de la presse.»

  • Sept parlementaires UMP représentant les Français de l'étranger «ne disent pas bravo» à la «provocation» de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Ils déplorent que les Français de 18 pays doivent «raser les murs» quelques jours. «Si certains s'en félicitent, nous, ne disons pas bravo aux gens de Charlie Hebdo pour leur courage consistant à caricaturer Mahomet ou ses prophètes», écrivent dans un communiqué commun les députés Alain Marsaud, Thierry Mariani, Claudine Schmid, et les sénateurs Christian Cointat, Louis Duvernois, Christophe-André Frassa, Christiane Kammermann.



Les différentes conséquences dans le monde suite aux caricatures :





  • Manifestation dans le mondes :

-L'ambassade française à Tunis annonce la fermeture d'un d'établissement scolaire du Mercredi 19 Septembre à lundi 24 par mesure de précaution après la publication des caricatures de Mahomet en France. «C'est à titre préventif. Nous n'avons reçu aucune menace directe», a indiqué l'ambassade, qui restera fermée vendredi, jour de la grande prière. L'attaque de l'ambassade américaine à Tunis a fait deux morts

-Le Jeudi 20 Septembre à Téhéran, devant l'ambassade de France, pour protester contre la publication deS caricatures du prophète Mahomet, les manifestants ont scandé « Mort à la France! Mort aux États-Unis! »

-Le consulat général de France au Caire a annoncé que les écoles et centres culturels français en Égypte seront fermés Jeudi 20 Septembre par mesure de "précaution" . «Même si aucune menace spécifique n'a été constaté en Égypte, il a été décidé de fermer jeudi les établissements scolaires et culturels français» dans le pays, indique le consulat dans un message adressé par e-mail à la communauté française.
-La Tunisie interdit les manifestations pour protester contre les caricatures de Mahomet publiées en France , le Vendredi 21 Septembre 2012

- Le lycée français de Jakarta annonce qu'il fermera «sur instruction de l'ambassade de France» ses portes Vendredi 21 Septembre 2012 après la publication des caricatures de Mahomet dans l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, qui pourrait susciter la colère en Indonésie, le plus grand pays musulman au monde.«Un message de l'ambassade de France parviendra très prochainement aux ressortissants français.»

-Un mort au Liban. Un manifestant a été tué et vingt-cinq autres blessés à Tripoli (Liban)

-Treize morts dans des manifestations au Pakistan

-A la demande de l'ambassade, «des renforts de sécurité ont été déployés autour de l'ambassade de France» à Sanaa, annonce un responsable des services de sécurité yéménites.

  • Sur le web :

-Vendredi 21 Septembre 2012 , le Facebook de Charlie Hebdo a été censuré par les administrateurs du réseau social. «Nous sommes également interdits de publication pendant 24 heures, et invités, dans des termes polis mais fermes, à retirer tout contenu pouvant contrevenir aux conditions d'utilisation de Facebook, comme le montre le message produit plus bas. Soit-dit en passant, Facebook interdit la reproduction de ses messages, mais comme on est déjà punis, on voit pas pourquoi on devrait se priver.Après les conseils, les menaces. Si nous ne nous exécutons pas,nous pourrions être définitivement privés de Facebook, nous prévient un autre encadré.Par contre, Facebook n'a pas eu l'amabilité de nous préciser à laquelle de ses règles nous aurions oublié de nous conformer.Encore plus qu'au silence, Facebook nous condamne donc à un week-end de perplexité... »


-Le site internet de Charlie Hebdo , indisponible après la publication des caricatures a été sois disant « pirater » ce que Valérie Manteau , journaliste au sein de l'hebdomadaire a contre dit : « Le site n'a pas été pirater mais a été victimes d'une surcharge de dizaines de milliers de requêtes visant à le bloquer »


-La rédaction du Point.fr a posté sur son compte Facebook une des caricatures de Mahomet en renvoyant vers un article. Moins d'une heure plus tard, le poste a été supprimé par Facebook et l'administrateur de la page de Point.fr a reçu un message d'avertissement : « le contenu publié n'est pas conforme au règlement en vigueur sur le site communautaire» .En conséquence l'administrateur est interdit de Facebook 72 heures durant». Chez Facebook, on précise que «toutes les pages sont traitées de la même manière», que ce soit celle d'une rédaction ou d'un particulier.


  • Menaces :
    - Un homme qui réside à Toulon a déclaré sur son profil qu’il souhaitait se rendre à Paris dans les locaux de l’hebdomadaire, affirmait vouloir égorger toutes les personnes qu'il rencontrerait dans les bureaux de Charlie Hebdo. Dénoncé par un proche , il a été interrogé par la PJ antiterroriste 
  • Soutiens :
    -Le quotidien financier allemand « Financial Times Deutschland » affiche en Une son soutien à l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo. «Le ministère du Blasphème vous avertit: ce journal contient des textes critiques sur l'islam», peut-on lire en gros caractères dans un encart au milieu de la première page du quotidien. «Le magazine satirique Charlie Hebdo a fait, avec la publication des caricatures de Mahomet ce qu'un magazine satirique doit faire: de la satire», écrit le Financial Times Deutschland dans son éditorial.
          -Pétition de soutiens à Charlie Hebdo et en faveur de la liberté d'expression :



Pour signer la pétition, c'est ici



La liberté d'expression est un droit fondamental , elle est citée dans l'article 19 de la Déclaration Universelle Des Droits de l'Homme : «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.» . Charlie Hebdo a donc usé de son droit pour faire ces caricatures , cependant celles-ci ont été très provocantes et non respectueuses des croyances des personnes . Les personnes étant contrariées par ces caricatures ont le droit d'exposer leurs mécontentements et de manifester car «le droit de manifester » est aussi essentiel . Néanmoins , à condition que ces manifestation se fassent dans le respect de la loi. Cependant la provocation de Charlie Hebdo reste à son paroxysme : la liberté des uns ne s’arrête telle pas là ou commence celle des autres. Dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, on lit :
                     « -Article 4. - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
Ce que l'on retrouve dans la deuxième Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (préambule de le Constitution du 24 juin 1793) sous une forme légèrement différente :
                        -Article 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. »


Les caricatures de l’hebdomadaire satirique ont aussi été un coup de pub a visée commerciale Entre « provocation inutiles » ou «  liberté d'expression » , les avis sont divergents . Pour certains, Charlie Hebdo n'aurait pas dû publier ces articles car depuis quelques années le monde connaît des tensions suite à de nouvelles conflictualités . Benjamin Franklin par sa citation «un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre , et finit par perdre les deux . » nous rappel que les droits de la liberté d'expression et de l’opinion ont été dur à acquérir ,et souvent dans des bains de sang , c'est pour cela que nous devons exploiter ces droits fondamentaux.

9 février 2013

Manifeste censuré d'Albert Camus :



Durant la seconde guerre mondiale, la France a été coupé en deux zones, la zone nord, contrôlée par les allemands nazis, et la zone sud, sous le régime de Vichy. Alors que les allemands occupent la France-nord, ceux-ci instaure une forte censure afin de maintenir le contrôle du pays. Mais cette censure sera différente dans les deux zones.
Pour la presse en zone sud, il était plus simple de publier des articles. Le régime de Vichy met en place au niveau local et régional des services de censure ce qui permet un bon contrôle. Ainsi aucune information ne pouvait être publié sans l'accord des services de propagande. Les services de censures vérifient les textes et décident ou non la publication. Cette règle s'applique à tout les pays qui sont sous le régime de Vichy, y compris les colonies françaises.





Albert Camus


Albert Camus est un écrivain, philosophe, romancier et dramaturge français, né en 1913 en Algérie et est mort en 1960. Originaire d'une famille pauvre, il n'a pas connu son père, mort durant la première guerre mondiale. Comme le football puis le théâtre, le journalisme a été pour Camus, une libération où il s'épanouissait, un apprentissage de vie et de moral. Il y accordait beaucoup d'importance et fut un des journaliste les plus marquants de cette profession. Il revendique son statut intellectuel dans le journalisme qu'est un mode d'action et d'expression. Il fonde, avec Pascal Pia, le journal Alger républicain, où il fait scandale par ses prises de position contre l'oppression coloniale, contre une tutelle qui maintient dans la misère et contre l'asservissement du peuple musulman. Il devient par la suite, éditorialiste pour Le soir Républicain, feuille d'information quotidienne publié uniquement à Alger. L'éditorial sera interdit de publication le 10 janvier 1940 sur ordre du gouverneur d'Alger.


Analyse des définitions :


En 1939, l'auteur français écrit un manifeste, que l'on a retrouvé de nos jours dans les archives d'Aix-en-Provence, qui aurait dû être publié le 25 novembre dans le journal Le soir républicain mais qui a été censuré par les autorités coloniales avant sa parution. Dans cet article, l'écrivain invite les journalistes à rester libre malgré la forte présence de censure à cette époque là.

Il y définit les quatre commandements permettant à la liberté d'être préservée mais encore manifestée :
  • Lucidité : « La lucidité suppose la résistance aux entraînements de la haine et au culte de la fatalité. Dans le monde de notre expérience, il est certain que tout peut être évité. La guerre elle-même, qui est un phénomène humain, peut être à tous les moments évitée ou arrêtée par des moyens humains. Il suffit de connaître l'histoire des dernières années de la politique européenne pour être certains que la guerre, quelle qu'elle soit, a des causes évidentes. Cette vue claire des choses exclut la 
    • haine aveugle et le désespoir qui laisse faire. Un journaliste libre, en 1939, ne désespère pas et lutte pour ce qu'il croit vrai comme si son action pouvait influer sur le cours des événements. Il ne publie rien qui puisse exciter à la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir. »

    Dans cette première définition, Albert Camus dénonce la guerre. Il évoque le caractère absurde de ce phénomène, et surtout des hommes qui ne cessent de cultiver la haine et le désespoir. C'est pour cela qu'il dit aussi que tout journaliste libre ou non se doit de rester clairvoyant et conscient de tout ce qui l'entoure, qu'il a en son pouvoir, le droit de lutter pour ses convictions, pour ce qu'il croit vrai en publiant seulement des choses qui puissent éclairer les êtres humains, et non des articles qui attisent la haine ou tout sentiment semblable à celui-ci..

    • Refus : «En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d'opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu'un esprit un peu propre accepte d'être malhonnête. Or, et pour peu qu'on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s'assurer de l'authenticité d'une nouvelle. C'est à cela qu'un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s'il ne peut dire tout ce qu'il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu'il ne pense pas ou qu'il croit faux. Et c'est ainsi qu'un journal libre se mesure autant à ce qu'il dit qu'à ce qu'il ne dit pas. Cette liberté toute négative est, de loin, la plus importante de toutes, si l'on sait la maintenir. Car elle prépare l'avènement de la vraie liberté. En conséquence, un journal indépendant donne l'origine de ses informations, aide le public à les évaluer, répudie le bourrage de crâne, supprime les invectives, pallie par des commentaires l'uniformisation des informations et, en bref, sert la vérité dans la mesure humaine de ses forces. Cette mesure, si relative qu'elle soit, lui permet du moins de refuser ce qu'aucune force au monde ne pourrait lui faire accepter : servir le mensonge.  »

    Ici, Camus souligne le droit de ne pas avoir le même avis que tout le monde, de se forger sa propre opinion, il a le droit de dire ce qu'il croit factice. En résumé, le journaliste ne doit pas rentrer dans la norme et doit informer de façon subjectif cependant, il doit faire attention, il y a des limites à ne pas franchir comme le fait de dire directement ce qu'il pense.
    • Ironie : « On peut poser en principe qu'un esprit qui a le goût et les moyens d'imposer la contrainte est imperméable à l'ironie. On ne voit pas Hitler, pour ne prendre qu'un exemple parmi d'autres, utiliser l'ironie socratique. Il reste donc que l'ironie demeure une arme sans précédent contre les trop puissants. Elle complète le refus en ce sens qu'elle permet, non plus de rejeter ce qui est faux, mais de dire souvent ce qui est vrai. Un journaliste libre, en 1939, ne se fait pas trop d'illusions sur l'intelligence de ceux qui l'oppriment. Il est pessimiste en ce qui regarde l'homme. Une vérité énoncée sur un ton dogmatique est censurée neuf fois sur dix. La même vérité dite plaisamment ne l'est que cinq fois sur dix. Cette disposition figure assez exactement les possibilitées de l'intelligence humaine. Elle explique également que des journaux français comme « Le Merle »ou « Le Canard  enchaîné » puissent publier régulièrement les courageux articles que l'on sait. Un journaliste libre, en 1939, est donc nécessairement ironique, encore que ce soit souvent à son corps défendant. Mais la vérité et la liberté sont des maîtresses exigeantes puisqu'elles ont peu d'amants. »
    L'auteur explique ici que l'ironie est un élément essentiel quant à la profession de journaliste, car elle est considérée comme étant un moyen de défense contre le gouvernement . Elle permet aussi d'atténuer les sanctions qui suivront les informations qui seront par la suite, censurée.

    • Obstination : « Cette attitude d'esprit brièvement définie, il est évident qu'elle ne saurait se soutenir efficacement sans un minimum d'obstination. Bien des obstacles sont mis à la liberté d'expression. Ce ne sont pas les plus sévères qui peuvent décourager un esprit. Car les menaces, les suspensions, les poursuites obtiennent généralement en France l'effet contraire à celui qu'on se propose. Mais il faut convenir qu'il est des obstacles décourageants : la constance dans la sottise, la veulerie organisée, l'inintelligence agressive, et nous en passons. Là est le grand obstacle dont il faut triompher. L'obstination est ici vertu cardinale. Par un paradoxe curieux mais évident, elle se met alors au service de l'objectivité et de la tolérance. »

    Enfin, dans ce dernier paragraphe, Camus énonce toutes les difficultés présentes dans le métier d'un bon journaliste. Sans acharnement, l'homme n'arriverait à rien, sans entêtement, il ne pourra pas atteindre le but qu'il s'est fixé : informer et éclairer.



    A travers ces lignes, Camus définit en quatre parties l'attitude d'un journaliste libre. La lucidité, le refus, l'ironie et l'obstination sont les règles fondamentales permettant au journaliste de se tenir seul face à ceux qui nie ses convictions, ainsi que sa personne même. Faire preuve de bon sens est nécessaire quant à notre vision du monde. Un homme atteint par l'opinion générale ne voit pas ce que l'homme perspicace voit, hors parfois, il faut savoir prendre du recul et se remettre en question quant aux évènements et phénomènes qui nous entourent. Se créer sa propre opinion est une clé majeure, rejeter les avis communs est aujourd'hui utile afin de ne pas suivre ce que la majorité des personnes pensent. Il est important de se forger un point de vue propre à soi même, tout en limitant l'exposition de celui-ci afin d'éviter de révéler ceux pour quoi ou pour qui il s'oppose. Parler d'un sujet sérieux, voire sensible de façon dérisoire est aussi une base importante. Pas seulement pour la lecture de l'article, mais aussi pour la protection de l'auteur. Ecrire de façon moqueur permet d'alléger les sanctions donner par le gouvernement en cas de censure. Et tout cela est à appliquer, en ajoutant l'obstination. L'acharnement ne doit pas être pris à la légère car sans ce trait de caractère, l'homme ne viendrait jamais à bout de ses projets. Selon Camus, voilà ce que doit être un journaliste libre et indépendant. Etant en période de guerre, donc d'extrême censure, le capitaine Lorit censure cet article, incitant les journalistes à rester libre, donc de se rebeller contre le gouvernement Algérien.